Deux diplomates belges

 Impliqués dans la consolidation de la monarchie constitutionnelle

José Vicente de Bragança (AFP)

 

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Dona Maria II
WARD, William James, sculp., João Zephaniah Bell, pinxit. , Londres : Hodgson Boys & Boys, 1835, © BNP

Jean-Sylvain Van de Weyer (1802-1874) et le général Albert Joseph Goblet d’Alviella (1790-1873) qui se sont distingués comme hommes d’État et diplomates du Royaume de Belgique ont été appelés par le roi Léopold Ier de Belgique à effectuer de délicates missions diplomatiques. au Portugal entre les années 1836-1838, à la veille de l’implantation de la monarchie constitutionnelle. Et par leur performance, ils ont reçu des faveurs royales de la jeune reine D. Maria II.

van der weydenVan De Weyer, jeune révolutionnaire dès la première heure de la révolution belge contre l’intégration au Royaume des Pays-Bas en septembre 1830, faisait partie du gouvernement provisoire et était envoyé à Londres pour des missions diplomatiques. L’indépendance a été proclamée le 4 octobre 1830 et les Hollandais ont été expulsés. La monarchie constitutionnelle a été adoptée et le conflit ouvert a été soumis à l’arbitrage lors d’une conférence internationale à Londres. Le Congrès belge, réuni le 4 octobre 1831, élit le roi des Belges, le prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha, qui, le 21 juillet, prêta serment. Léopold I le nomme Van De Weyer Envoyé Extraordinaire à la cour de Saint-Jacques.

Le général Albert Joseph Goblet, doté d’une brillante carrière militaire, était ingénieur dans l’armée impériale française, combattant dans la guerre de Péninsule – dans l’armée du Portugal sous le commandement du maréchal Marmont (1812), lors de la bataille de Vitoria, qui lui a valu la Légion d’honneur, dans la défense de Saint-Sébastien (1812-1814) et d’Orthez -, se rend au service de l’armée néerlandaise en janvier 1815, après avoir participé avec bravoure à la bataille de Waterloo, qui lui a valu d’être décorée du degré de Chevalier de l’ordre de Guilherme, en août 1815.

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Episode des journées de Septembre 1830, par Gustave Wappers, 1834, Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique

Au moment de la révolution belge de 1830, il a été nommé colonel par le gouvernement provisoire. Entre 1831 et 1833, il fut successivement ministre de la Guerre et ministre des Affaires étrangères du gouvernement belge, en plus d’avoir effectué des missions diplomatiques à la Conférence de Londres. En 1835, il fut promu lieutenant général. Il fut également Aide-de-Champ du Roi Léopold Ier de 1831 à 1854 et exerça d’importantes missions diplomatiques en tant qu’envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire près les tribunaux de Saxe et de Hanovre, de Saxe-Cobourg-Gotha, de Saxe-Altenbourg et de Saxe-Weimar, Mecklembourg et Oldenbourg, et les villes libres de Brême, Lübeck et Hambourg, entre 1839 et 1854.

La guerre civile qui a dévasté le Portugal à partir de 1828 a pris fin le 27 mai 1834 avec la signature de la convention d’Évora-Monte qui déterminait l’exil de D. Miguel et permettait l’intronisation de la reine D. Maria II, âgée de 15 ans seulement, instaurant le régime libéral.

Pendant la guerre civile, en 1832 et 1834 également, la Belgique de Léopold I, appuya la cause libérale en permettant le recrutement de troupes ayant combattu pendant la guerre d’indépendance de la Belgique, aboutissant à la constitution du bataillon d’Ostende et, plus tard, de la Légion Belge sous le commandement du Major Pierre Joseph Le Charlier[1].

Pour le succès des libéraux ont beaucoup contribué les changements politiques survenus en Angleterre et en France en 1830 avec l’accession des Whigs au pouvoir – le gouvernement de Earl Grey ayant Palmerston au poste de secrétaire d’État aux Affaires étrangères – et la révolution de juillet avec la déposition de Charles X et la proclamation de Louis Philippe, duc d’Orléans, roi des Français.

En effet, le 22 avril 1834, l’Angleterre et la France ont signé le traité de la quadruple alliance avec les gouvernements du Régent D. Pedro, duc de Bragance et D. Maria Cristina de Bourbon. Deux-Siciles, veuve de Ferdinand VII et Reine Régente d’Espagne, afin d’assurer et de garantir la continuité des régimes libéraux dans les monarchies ibériques.

Au cours des deux premières années du règne de D. Maria II, se sont succédé des gouvernements présidés  successivement le duc de Palmela, le duc de Saldanha, le colonel José Jorge Loureiro et le duc de Terceira  et constitués par l’aile plus conservatrice du libéralisme – les amis de Dom Pedro ou dévoristes – dont les objectifs principaux étaient d’épouser la reine, de poursuivre et de mettre en œuvre les réformes de D. Pedro, de sortir le pays du chaos provoqué par la guerre civile et le démantèlement des institutions de l’ancien régime, le tout entravé par la grave crise situation économique et financière dans laquelle le Portugal était plongé. Des difficultés ajoutées par la pression de l’aile plus radicale du libéralisme qui, après avoir gagné la guerre civile, cherchaient à se venger des partisans de D. Miguel et à participer à la distribution du “butin”, essentiellement à la vente de “biens nationaux”.

Pour la consolidation du régime il était urgent de marier la reine, ayant son père D. Pedro, duc de Bragance choisit le prince Auguste de Beauharnais, duc de Leuchtenberg et prince d’Eichstätt. Cependant, ce mariage qui s’est tenu en janvier 1835 dura peu de temps, car le prince mourrait subitement en mars de cette année.

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Fernando II, Litografia Maurício Sendim, c. 1840, BNP

Le choix d’un nouveau fiancé reviendrait au prince Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha, neveu d’Ernest Ier, duc de Saxe-Cobourg-Gotha. Cela est dû en grande partie à l’influence de ses oncles, le roi Léopold Ier des Belges et la princesse Victoria de Saxe-Cobourg-Saalfeld, duchesse de Kent et mère de la princesse Victoria de Kent, future reine Victoria de Grande-Bretagne.

Le mariage par procuration a eu lieu à Cobourg le 1er janvier 1835, la reine étant représentée par son ambassadeur Francisco de Almeida Portugal, le comte Lavradio. D. Fernando arriverait à Lisbonne le 8 avril 1836, avec la cérémonie de mariage en personne le jour suivant. D. Fernando était accompagné du docteur Frederico Kessler, son précepteur – le théologien Karl Dietz, et de Sylvain Van de Weyer, ambassadeur du roi des Belges à Londres, choisi par le roi Léopold comme “mentor” du jeune prince[2].

À son arrivée au Portugal, l’ambassadeur Jean-Sylvain van de Weyer était bien conscient de la tâche délicate et difficile que lui avait confiée le roi Léopold I. Fidèle au mandat qu’il avait reçu de Léopold I, avec le soutien de Palmerston et du ministre anglais à Lisbonne, Lord Howard de Walden, il cherchait à soutenir le trône en le protégeant contre les prétentions des «miguélistes» visant à restaurer l’absolutisme et à la fois contre les machinations des clubs jacobins et des putschs militaires éventuelles. En définitive, il s’agissait de faire en sorte que la Charte octroyée par D. Pedro en 1826 soit maintenue, exercice difficile, d’autant plus que fonctionnaires, diplomates, soldats et membres du clergé avaient leurs salaires en retard depuis plusieurs mois et que les soldats de l’armée libératrice et réaliste démobilisés, affluaient à Lisbonne, sans emploi ou occupation. Les gouvernements successifs dépourvus de fortes majorités dans les Cortes dépendaient du soutien de puissances étrangères et des prêts de l’étranger.

L’année 1836 – à peine deux ans après l’instauration du régime chartiste, du serment de la Charte par la reine D. Maria II et de la nomination du premier gouvernement chartiste présidé par le premier duc de Palmela – a vu quatre remaniements ministériels, une forte instabilité politique et sociale et l’aggravation de la faillite de l’État, ce qui a abouti à la convocation de Cortes extraordinaires et à la tenue d’élections le 15 août, trois jours après les émeutes de La Granja qui ont rétabli la Constitution de Cadix, en Espagne.

L’arrivée à Lisbonne début septembre des députés de l’opposition élus par les Villes de Porto et Viseur – des radicaux qui préconisent un retour à la Constitution de 1822 – ont conduit à un soulèvement populaire auquel les bataillons de la Garde nationale ont adhéré, ayant l’aile gauche des libéraux – anti-chartistes – demandé à la reine la démission du gouvernement du duc de Terceira et la proclamation de la Constitution de 1822, événement connu sous le nom de «révolution de septembre». La reine y adhéra en acceptant la démission du gouvernement et en jurant la Constitution de 1822, nommant le premier gouvernement Septembriste, le 10 septembre, avec le comte de Lumiares, Manuel Silva Passos et Sá da Bandeira. Celui-ci, considéré comme un élément pro-britannique, a accepté sous la pression du prince D. Fernando et des ministres belge et anglais[3].

leopold_i,_king_of_the_belgiansFace à ces événements, le roi Léopold Ier, par son émissaire à Londres, le général Goblet, tenta en septembre 1836 d’obtenir le soutien de l’Angleterre en faveur de la reine Marie II et de son mari, le prince Ferdinand, mais sans succès car Palmerston a défendu la politique de non-ingérence. Goblet est revenu à Londres en octobre avec la mission d’insister sur le soutien et l’intervention de l’Angleterre, insistant que la reine D. Maria soit protégée par la flotte britannique.

Au début du mois de novembre, les partisans de la Charte essaient un coup – connu depuis comme le Belenzada – la reine renvoya le gouvernement avec le soutien de Léopold Ier, de la France et de l’Angleterre, avec le soutien de la flotte anglaise au Tage[4]  avec des troupes prêtes à débarquer pour protéger la reine et le prince consort.

manuel_da_silva_passosLe 3 novembre, la reine s’est installée au palais de Belém et en appelant aux partisans de la Charte constitutionnelle a nommé le marquis de Valence à la présidence du nouveau gouvernement. Cependant, la réaction rapide de Passos Manuel avec le soutien de la Garde nationale qui s’est concentrée sur Campo de Ourique et a marché sur Belém a fait échouer le coup, poussant la reine, après des négociations avec Passos Manuel, à nommer Sá da Bandeira à la présidence du Conseil de ministres.

Van der Weyer, Lord Howard of Walden et Palmela auront conseillé la reine dans ce sens et aidé Sá da Bandeira à accepter la formation d’un gouvernement, les Septembristes s’étant engagés à respecter les pouvoirs de la Couronne inscrits dans la Charte, notamment le droit de veto sur la législation émanant des Cortes et le pouvoir de dissolution de la Chambre des députés.

Le 20 novembre, les premières élections du Setembrismo pour les Cortes Constituantes Cortes ont eu lieu, conformément à la Constitution restaurée de 1822 et au décret du 10 novembre 1836, qui selon José Adelino Maltez, ils ne sont plus qu’une affaire entre le triumvirat ministériel et la franc-maçonnerie, de sorte que lors de l’ouverture des Cortes le 2 janvier 1837, la majorité des députés sont même apparus en uniformes de la Garde Nationale». Les élections ont été remportées par les Septembristes modérés dirigés par Passos Manuel.

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Depuis septembre 1836, l’ambassadeur Van de Weyer invoquait des raisons de santé pour demander au roi Léopold Ier de quitter Lisbonne[5], ce qui aurait lieu le 25 décembre de la même année. Pendant son séjour, cependant, il avait convaincu D. Fernando de faire un voyage à travers le pays pour se faire connaître. À cette occasion, la reine lui accorda la grande croix de l’ordre militaire de la tour et l’épée, la valeur, loyauté et mérite.

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Il fut également Officier de l’ordre de la Légion d’honneur (1832) promu Commandeur en 1836; Officier de l’Ordre de Léopold en 1835, promu Grand-Croix en 1856; Croix de Fer, Belgique; Grande Croix de l’Ordre Ernestine de Saxe (1837), Grande Croix de l’Ordre de Saint-Maurice et Saint-Lazare (1839) et Grande Croix de l’Ordre de Charles III, d’Espagne.

Son successeur en tant que conseiller de la reine et de son mari, le prince D. Fernando, était le général Albert Joseph Goblet, nommé le 22 juin 1837, Envoyé Extraordinaire et Ministre Plénipotentiaire à la Cour du Portugal. Cependant, avec la victoire des Septembristes après la Belenzada « «il ne s’agissait plus de lutter contre eux, il fallait consolider le trône en l’identifiant en quelque sorte avec les institutions libérales du Portugal il fallait faire agir la royauté la mettre en communication avec la nation lui rendre enfin son importance et sa popularité»[6].

gobletLe général Goblet a été confronté à une rénovée instabilité politique puisque le gouvernement de Sá da Bandeira constitué après que l’échec de Belenzada ait été remplacé par celui de Dias de Oliveira, qui depuis le 12 juillet devait faire face à la révolte des Maréchaux Saldanha et Terceira visant rétablir la Charte, sous prétexte que la reine était ‘contrainte’.

sa_da_bandeiraEn août 1837, Sá da Bandeira assuma à nouveau la présidence du gouvernement et commanda les opérations militaires en tant que lieutenant de la reine dans les provinces du nord du Portugal. Les affrontements militaires ont duré jusqu’au 18 septembre avec la défaite des forces rebelles dans l’action de Ruivães sous le commandement du vicomte das Antas, suivie de la Convention de Chaves signée en octobre et de l’exil des dirigeants de la révolte.

En octobre, le roi Léopold envoya au Général Goblet un dépêche louant son activité et lui indiquant les fins de sa mission, rappelant que «La cour a vécu jusqu’ici trop éloignée de la nation portugaise. Votre influence doit tendre à ce que cet état de choses ne se continue pas. Il est désirable que non seulement la maison du roi et de la reine se compose et s’organise mais encore qu’il se forme autant que possible autour du trône une société portugaise qui établisse un point de contact entre la cour et la nation»[7].

En mars 1838, il y eut trois révoltes radicales impliquant la garde nationale, la dernière étant réprimée par les troupes gouvernementales sous le commandement du général Jorge de Avilez, vicomte de Reguengo. Le 4 avril, la reine jure la nouvelle constitution. Peu de temps avant son départ, le général Goblet assistait encore au serment de la reine de la nouvelle Constitution et au rapprochement de Sá da Bandeira vers la Couronne.

Selon Théodore Juste, «Pendant un an le général Goblet consacra des efforts persévérants et heureux à constituer et à consolider au milieu des plus violentes discordes un parti intermédiaire, ni anarchiste ni réactionnaire, mais résolu à soutenir à la fois la dynastie nationale et les libérales institutions que le Portugal devait à don Pedro»[8].

En terminant sa mission au Portugal, la reine Maria III, en reconnaissance des services exceptionnels du général Albert Joseph Goblet, lui décerne le titre de comte d’Alviella, par charte royale du 21 juin 1838[9], confirmé par le roi Léopold I, par Arrête du 30 juillet 1838.

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Grand-Croix de l’Ordre de S. Benoît d’Aviz

Étant Ministre des Affaires Étrangères il recevrait aussi la Grand-Croix de l’Ordre Militaire de Saint-Benoît d’Avis, le 9 septembre 1844.

Depuis sa mission au Portugal d’environ un an, le comte d’Alviella a laissé quelques souvenirs publiés par son fils, relatant les événements dans lesquels il était impliqué[10].

Parmi ses nombreuses décorations, nous citons par ordre chronologique:

Chevalier de la Légion d’Honneur le 25.11.1813

Chevalier de 4ème classe de l’ordre militaire de Guillaume le 11.08.1815

Chevalier de 3ème classe de l’ordre de Guillaume le 13.05.1823

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Chevalier de 2ème classe de l’Ordre de Sainte-Anne de Russie le 6.11.1824

Officier de la Légion d’Honneur le 23.01.1833

Chevalier de l’Ordre de Léopold, le 15.11.1833

Commandeur de la Légion d’Honneur le 16.02.1834

Officier de l’Ordre de Léopold le 30.06.1837

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Grand-Croix de l’Ordre de la Maison Branche Ernestine de Saxe le 23.09.1838

Grand-Croix de de l’Ordre du Mérite Civil de Saxe le 9.09.1843

Grand-Croix de l’Ordem du Mérite de Pierre-Frédéric-Louis d’Oldenburg le 28.05.1844

Chevalier l’Ordre de l’Aigle Rouge de Prusse le 5.11.1844

Grand-Croix de l’Ordre de Saint-Michel de Bavière le 3.11.1844

Grand-Croix l’Ordre de l’Étoile Polaire de Suède le 7.01.1845

Commandeur de l’Ordre de Léopold le 28.06.1849

volontaires 1830Croix Commémorative des Volontaires de 1830, en 1856

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Médaille de Sainte-Hélène (France) le 12.08.1857.

 

Bibliographie

Bartelous, J. Nos premiers ministres de Léopold Ier à Albert Ier 1831-1934, Bruxelles, Collet, 1983

Bonifácio, Maria de Fátima. A revolução de 9 de Setembro de 1836: a lógica dos acontecimentos, in «Análise Social», vol. XVIII (71), 1982-2.º, 331-370 ; 1834-42: a Inglaterra perante a evolução política portuguesa (hipóteses para a revisão de versões correntes), in «Análise Social», vol. XX (83), 1984-4.°, 467-488

Bragança, José Vicente de. Agraciamentos Portugueses aos Príncipes da Casa de Saxe-Coburgo-Gota, Boletim «Pro Phalaris», # 9-10 [2014], pp. 3-18

Goblet D’Alviella, E. L’établissement des Cobourg en Portugal Étude sur les débuts d’une monarchie constitutionnelle. Écrit sous les yeux du lieutenant général comte Goblet d’Alviella ancien envoyé de Belgique à Lisbonne, Bruxelles, 1869

Juste, Théodore . Les fondateurs de la monarchie belge: Sylvain van de Weyer, ministre d’état … d’après des documents inédits, 2 vols., Trübner, 1871

Juste, Théodore. Le lieutenant-général comte Goblet d’Alviella, ministre d’état, Muquardt, 1870

Linden, H. Vander. Van de Weyer, Jean-Sylvain (1802-1874) cf. https://unionisme.be/Van_de_weyer.htm

Liste nominative des citoyens décorés de la croix de fer, Bruxelles, Michelli, 1865

Lopes, Maria Antónia. D. Fernando II, Lisboa Temas e Debates, 2016

Pulido Valente, Vasco. Os Devoristas, 2ª ed. Alétheia Ediotres, 2007; O Liberalismo Português, in «Ensaios de História Política», Alétheia Editores, 2009, pp. 7-46

Sá, Victor de. A revolução de Setembro de 1836, 3ª ed., Lisboa, Livros Horizonte, 1978

Thomson, Ron B. The Concession of Évora Monte: The Failure of Liberalism in Nineteenth-Century Portugal, Lexington Books, 2014

[1] Cf. Paulo Estrela. Medalha do Corpo de Atiradores Belgas (1834), in «Pro Phalaris», # 2, (2010), A.F.P., Lisboa, pp 17-24.

[2] Cf. Bragança, José Vicente de. Agraciamentos Portugueses aos Príncipes da Casa de Saxe-Coburgo-Gota, in Boletim «Pro Phalaris», # 9-10 [2014], pp. 5-7.

[3] Cf. José Baptista de Sousa. Holland House and Portugal, 17931840: English Whiggery and the Constitutional Cause in Iberia, Anthem Press, 2018, p. 197.

[4] Comandava a Esquadra o Almirante Sir William Hall Gage (777 – 1864) com ordens de proteger a Rainha D. Maria II.

[5] Lettre du 2 Septembre 1836, du roi Léopold I à M. de Muelenaere, manifestant la nécessité  de nommer un substitut compte tenu de l’importance de cette mission pour la politique belge : «…M. Van der Weyer désire à cause de sa santé ne pas rester plus longtemps à Lisbonne cependant il croit absolument nécessaire que son successeur soit initié par lui aux affaires et connu depuis ce printemps le général Goblet est plus que jamais l’homme qui convient et il est même très désiré comme militaire. Cette place est d’une grande importance pour la politique belge il vous est connu que de tous les pays de l’Europe le Portugal est le pays que l’Angleterre a pris le plus spécialement sous sa protection. Cette position des choses ne date point d’hier et quel que puisse être le ministère en Angleterre, le Portugal lui sera toujours cher et un objet de sollicitude. Vous savez que le parti conservatif en Angleterre n’aime nullement la Belgique ; il est donc d’une haute importance qu’elle ait un point de contact avec l’Angleterre qui soit un lien avec elle quel que puisse être le parti politique qui la gouvernerait. Ce lien nous le trouvons dans nos relations avec le Portugal et par la position qu’elles donnent au ministre de Belgique. Le général Goblet remplira bien cette mission car il est bien vu du Roi et du duc de Wellington et également de lord Palmerston et de son parti circonstance rare et fort heureuse» apud Juste, Théodore. Le lieutenant-général comte Goblet d’Alviella, ministre d’état, Muquardt, 1870, pp. 96-98.

[6] Ibidem, pp. 98-99.

[7] Ibidem, pp. 100-102.

[8] Ibidem, p. 102.

[9] «Dona Maria, par la grâce de Dieu et par la constitution de la monarchie, reine de Portugal et des Algarves, etc. etc. faisons savoir à ceux qui les présentes verront, que désirant donner un témoignage de bienveillance particulière au général Albert Joseph Goblet, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de SM le Roi des Belges, pour les preuves positives qu’il a données d’un intérêt efficace et actif pour le triomphe et glorieux succès de la cause portugaise, lorsque en 1833 il était ministre des affaires étrangères ; voulant aussi, dans sa personne, témoigner ma reconnaissance des secours philanthropiques donnés en Belgique aux émigrés portugais, et ayant en outre égard au zèle et à l’attachement que le susdit général a constamment montrés en faveur de la nation portugaise, comme aussi la haute opinion que j’ai de lui et l’estime spéciale qu’il a su m’inspirer, dans tout le cours de la mission qui lui fut confiée près de ma personne j’ai trouvé bon de l’élever à la grandesse de ces royaumes sous le titre de comte d’Alviella, et ordonnons que ledit général Albert Joseph Goblet s’appelle désormais comte d Alviella, et qu’à ce titre il jouisse de tous les honneurs prééminences prérogatives et exemptions qu’ont et qu’ont eus, dont profitent et profiteront toujours les comtes de ces royaumes, comme il leur appartient par le droit l’usage et l’ancienne coutume…», ibidem, pp. 105-106.

[10] Goblet D’Alviella, E. L’établissement des Cobourg en Portugal Étude sur les débuts d’une monarchie constitutionnelle. Écrit sous les yeux du lieutenant général comte Goblet d’Alviella ancien envoyé de Belgique à Lisbonne, Bruxelles, 1869.

 

Em destaque

Dois diplomatas Belgas em Portugal

Envolvidos na consolidação da Monarquia Constitucional

 

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General Goblet, Conde de Alviella

Jean-Sylvain Van de Weyer (1802 – 1874) e o General Albert Joseph Goblet d’Alviella (1790 – 1873) que se distinguiram como estadistas e diplomatas do reino da Bélgica, foram chamados pelo rei Leopoldo I dos Belgas a desempenhar delicadas missões diplomáticas em Portugal entre os anos de 1836-1838, no dealbar da implantação da monarquia constitucional. E pelo seu desempenho vieram a ser agraciados com mercês régias pela jovem Rainha D. Maria II.

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Sylvain Van De Weyer

Van De Weyer, aderente desde a primeira hora da revolução Belga contra a integração no reino dos Países-Baixos, em Setembro 1830, fez parte do Governo Provisório e enviado a Londres, em missões diplomáticas. Proclamada a independência a 4 de Outubro de 1830 e expulsos os Holandeses, foi adoptada a monarquia constitucional sendo o conflito aberto submetido à arbitragem de uma Conferência Internacional em Londres. O Congresso Belga reunido em 4 de Outubro de 1831 elege o Príncipe Leopoldo de Saxe-Coburgo-Gotha, rei dos Belgas o qual, em 21 de Julho, presta juramento. Leopoldo I nomeia-o Enviado Extraordinário à Corte de St. James.

O General Albert Joseph Goblet, com uma brilhante carreira militar, foi Oficial de Engenharia no Exército Imperial Francês, combatente na Guerra Peninsular – no ‘Exército de Portugal’, sob o comando do Marechal Marmont (1812), na Batalha de Vitória, que lhe valeu a Legião de Honra, na defesa de San Sebastian (1812-1814) e Orthez -, passou ao serviço do Exército Neerlandês, em Janeiro de 1815, tendo participado com bravura na Batalha de Waterloo, o que lhe valeu ser condecorado com o grau de Cavaleiro de Ordem de Guilherme, em Agosto de 1815. Aquando da revolução Belga em 1830 aderiu ao movimento revolucionário tendo sido nomeado Coronel pelo Governo Provisório. Entre 1831 e 1833 foi sucessivamente Ministro da Guerra e Ministro dos Negócios Estrangeiros do governo Belga, além de ter desempenhado missões diplomáticas na Conferência de Londres. Em 1835 foi promovido a Tenente-General. Foi também Ajudante-de-Campo do Rei Leopoldo I de 1831-1854 e desempenhou também importantes missões diplomáticas como Enviado Extraordinário e Ministro Plenipotenciário às Cortes de Saxe e Hannover, de Saxe-Coburgo-Gotha, de Saxe-Altenburgo, de Saxe-Weimar, de Mecklembourg e de Oldenbourg e às Cidades Livres de Bremen, de Lubeck e de Hamburgo, no período de 1839-1854.

A guerra civil que devastou Portugal desde 1828 terminara em 27 de maio de 1834 com a assinatura da Convenção de Évora-Monte que determinou o exílio de D. Miguel e permitiu a entronização da rainha D. Maria II, de apenas 15 anos de idade, dando início ao regime liberal.

Durante a guerra civil, em 1832 e 1834, também a Bélgica de Leopoldo I, apoiou a causa Liberal permitindo o recrutamento de tropas que haviam combatido na guerra de independência da Bélgica, levando à constituição do chamado Batalhão de Ostende, e mais tarde, do Corpo de Atiradores Belgas (ou Legião Belga), sob o comando do Major Pierre Joseph Le Charlier[i].

Para o sucesso dos Liberais muito contribuíram as mudanças políticas que ocorreram na Inglaterra e em França em 1830, com a subida ao poder dos Whigs com o Governo de Earl Grey tendo Palmerston como Secretário de Estado dos Negócios Estrangeiros, e a Revolução de Julho que acarretou a deposição de Carlos X e a proclamação de Luís Filipe, duque de Orléans, como rei dos Franceses.

Com efeito, em 22 de Abril de 1834, a Inglaterra e a França assinavam o Tratado da Quádrupla Aliança com os governos do Regente D. Pedro, duque de Bragança e de D. Maria Cristina de Bourbon Duas-Sicílias, viúva de Fernando VII e Rainha Regente de Espanha, visando assegurar e garantir a continuidade dos regimes liberais nas monarquias ibéricas.

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Rainha D. Maria II

Durante os dois primeiros anos do reinado de D. Maria II sucederam-se os governos presididos – sucessivamente o Duque de Palmela, o Duque de Saldanha, o Coronel José Jorge Loureiro e o Duque da Terceira – e constituídos pela ala mais conservadora do Liberalismo – os amigos de D. Pedro ou Devoristas – tendo como principais objectivos casar a Rainha, prosseguir e implementar as reformas de D. Pedro, tirar o país do caos provocado pela guerra civil e pelo desmantelamento das instituições do antigo regime, tudo dificultado pela grave crise económica e financeira em que Portugal estava mergulhado. Dificuldades acrescidas pela pressão da ala mais radical do liberalismo que tendo vencido a guerra civil pretendiam vingança contra os partidários de D. Miguel e participação na distribuição dos «despojos», essencialmente na venda dos «bens nacionais».

Para a consolidação do regime urgia assim casar a rainha, tendo inicialmente sido escolhido por D. Pedro, o príncipe Augusto de Beauharnais, Duque de Leuchtenberg e Príncipe de Eichstätt. Porém, o casamento ocorrido em Janeiro de 1835 teve curta duração, já que o Príncipe faleceria subitamente em Março desse ano.

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Príncipe D. Fernando de Saxe-Coburgo-Gotha

A escolha de um novo noivo viria a recair no Príncipe Fernando de Saxe-Coburgo-Gotha, sobrinho de Ernesto I, Duque de Saxe-Coburgo-Gotha. Isto ter-se-á ficado muito a dever à influência de seus tios o rei Leopoldo I da Bélgica e da Princesa Vitória de Saxe-Coburgo-Saalfeld, duquesa de Kent e mãe da Princesa Vitória de Kent, futura Rainha Vitória da Grã-Bretanha.

O casamento por procuração ocorreu em Coburgo em 1 de Janeiro de 1835, sendo a rainha representada pelo Embaixador Francisco de Almeida Portugal, conde Lavradio. D. Fernando chegaria a Lisboa a 8 de Abril de 1836, tendo-se a cerimónia de casamento em pessoa realizado no dia 9.

Fernando fez-se acompanhar pelo médico Frederico Kessler, do seu preceptor – o teólogo Karl Dietz e de Sylvain Van de Weyer, Embaixador do rei dos Belgas em Londres, escolhido pelo rei Leopoldo como «mentor» do jovem príncipe.

O Embaixador Jean Sylvain van de Weyer ao chegar a Portugal sabia bem a delicada e difícil missão de que tinha sido incumbido pelo rei Leopoldo I. Fiel ao mandato que recebera de Leopoldo I, com o apoio de Palmerston e do Ministro Inglês em Lisboa, Lord Howard de Walden, procurou respaldar o trono protegendo-o contra as pretensões miguelistas de restauração do absolutismo e simultâneamente das maquinações dos clubes jacobinos e de eventuais pronunciamentos militares. No fundo, tratava-se de assegurar a manutenção da vigência da Carta Constitucional outorgada por D. Pedro em 1826. Exercício difícil tanto mais que o funcionalismo, os diplomatas, os militares e o clero estavam com vários meses de ordenados em atraso e os soldados do Exército Libertador e realista desmobilizados, afluíam a Lisboa, sem emprego, nem ocupação. Os sucessivos governos carecendo de sólidas maiorias nas Cortes dependiam do apoio das potências e dos empréstimos estrangeiros

O ano de 1836 – escassos dois anos decorridos sobre o estabelecimento do regime Cartista, do juramento da Carta pela rainha D. Maria II e da nomeação do primeiro governo cartista presidido pelo 1º duque de Palmela – viu sucederem-se 4 remodelações governamentais, assistindo-se a forte instabilidade política e social, e ao agudizar da bancarrota do Estado, que culminaram na convocação de Cortes Extraordinárias e à realização de eleições em 15 de Agosto, três dias depois do motim de La Granja que repôs em vigor a Constituição de Cádis, em Espanha.

A chegada a Lisboa no início de Setembro dos deputados da oposição eleitos pelo Porto e Viseu – radicais que advogavam o regresso à Constituição de 1822 – levou a uma revolta popular a que aderiram os batalhões da Guarda Nacional tendo a ala esquerda dos Liberais – anti cartistas – exigido à Rainha a demissão do Governo do Duque da Terceira e a proclamação da Constituição de 1822 – acontecimento que ficou conhecido como a Revolução de Setembro. A Rainha acedeu demitindo o governo e jurando a Constituição de 1822, nomeando o primeiro governo Setembrista, a 10 de Setembro, com o conde de Lumiares, Manuel Silva Passos e Sá da Bandeira, este pressionado por D. Fernando e pelos Ministros Belga e Inglês a aceitar por ser considerado um elemento pró-britânico[ii].

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Leopoldo I, rei dos Belgas

Perante estes acontecimentos, o rei Leopoldo I através do seu emissário em Londres – o General Goblet, tentou em Setembro de 1836, obter o apoio da Inglaterra a favor da rainha D. Maria II e de seu marido o Príncipe D. Fernando, o que lhe foi negado por Palmerston que defendia a política de não ingerência. Goblet regressou de novo, a Londres, em Outubro, com a missão de insistir pelo apoio e intervenção da Inglaterra, designadamente que a rainha D. Maria II fosse protegida pela esquadra Britânica.

No início de Novembro dá-se a reacção tendo a Rainha demitido o governo Setembrista, com o apoio de Leopoldo I, da França e da Inglaterra que enviou uma esquadra para o Tejo[iii] com tropas prontas a desembarcar para proteger a Rainha, no que ficou conhecido como o golpe da Belenzada.

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General Marquês Sá da Bandeira

A 3 de Novembro, a Rainha muda-se para o Palácio de Belém e fazendo apelo aos partidários da Carta Constitucional nomeia o Marquês de Valença para presidir ao novo governo. No entanto, a pronta reacção de Passos Manuel com o apoio da Guarda Nacional que se concentrou em Campo de Ourique e marchou sobre Belém fez gorar o golpe, levando a Rainha, após negociações com Passos Manuel, a nomear Sá da Bandeira para presidente do Conselho de Ministros.

Van der Weyer, Lord Howard de Walden e Palmela terão aconselhado a rainha neste sentido e ajudado Sá da Bandeira a aceitar a formação de um governo, com o compromisso dos Setembristas de respeitarem os poderes da Coroa insertos na Carta, mormente o veto sobre a legislação emanada das Cortes e o poder de dissolução da Câmara de Deputados.

Em 20 de Novembro tiveram lugar as primeiras eleições do Setembrismo para as Cortes Gerais Constituintes, de acordo com a restaurada Constituição de 1822 e o decreto de 10 de Novembro de 1836 que no dizer de José Adelino Maltez «não passam de uma espécie de negócio entre o triunvirato ministerial e as maçonarias, de tal maneira que quando as Cortes abrem em 2 de Janeiro de 1837, a maioria dos deputados até compareceu trajando os uniformes das Guardas Nacionais». As eleições foram ganhas pelos Setembristas moderados liderados por Passos Manuel.

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Van De Weyer

O Embaixador Van de Weyer, desde Setembro de 1836, invocando razões de saúde, vinha solicitando ao rei Leopoldo I a sua saída de Lisboa[iv], o que viria a ocorrer em 25 de Dezembro desse ano. Durante a sua estadia porém tinha convencido D. Fernando a fazer uma viagem pelo país dando-se a conhecer. Nessa ocasião a Rainha concedeu-lhe a Grã-Cruz da Ordem Militar da Torre e Espada, do Valor, Lealdade e Mérito.

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Insígnias da Grã-Cruz da Ordem Militar da Torre e Espada (séc. XIX)

Era também Oficial da Ordem de Legião de Honra (1832) promovido a Comendador em 1836; Oficial da Ordem de Leopoldo em 1835, promovido a Grã-Cruz em 1856; Cruz de Ferro, da Bélgica; Grã-Cruz da Ordem Ernestine de Saxe (1837), Grã-Cruz da Ordem de S. Maurício e S. Lázaro (1839) e Grã-Cruz da Ordem de Carlos III, de Espanha.

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Ordem de Carlos III

O seu sucessor como conselheiro da Rainha e do seu marido o Príncipe D. Fernando, foi o General Albert Joseph Goblet, nomeado, em 22 de Junho de 1837, Enviado Extraordinário e Ministro Plenipotenciário junto da Corte portuguesa. Porém, com a vitória dos Setembristas após a Belenzada «il ne s’agissait plus de lutter contre eux, il fallait consolider le trône en l’identifiant en quelque sorte avec les institutions libérales du Portugal il fallait faire agir la royauté la mettre en communication avec la nation lui rendre enfin son importance et sa popularité»[v].

O General Goblet viria a deparar-se com uma renovada instabilidade política já que o governo de Sá da Bandeira constituído após o fracasso da Belenzada tinha sido substituído pelo de Dias de Oliveira, que desde 12 de Julho teve de enfrentar a Revolta dos Marechais Saldanha e Terceira visando restaurar a Carta, sob o pretexto de que a rainha estava coacta.

Em Agosto de 1837, Sá da Bandeira assume de novo a presidência do Governo e o comando das operações militares enquanto lugar-tenente da Rainha nas províncias do Norte de Portugal. Os confrontos militares duraram até 18 de Setembro com a derrota das forças revoltadas na acção de Ruivães sob o comando do Visconde das Antas a que se seguiu a Convenção de Chaves assinada em Outubro e o exílio dos chefes da revolta.

Em Outubro, o rei Leopoldo remetia-lhe um despacho elogiando a sua actividade e indicando-lhe os fins da sua missão, lembrando que «La cour a vécu jusqu’ici trop éloignée de la nation portugaise. Votre influence doit tendre à ce que cet état de choses ne se continue pas. Il est désirable que non seulement la maison du roi et de la reine se compose et s’organise mais encore qu’il se forme autant que possible autour du trône une société portugaise qui établisse un point de contact entre la cour et la nation»[vi].

Em Março de 1838 ocorrem três revoltas dos radicais envolvendo a Guarda Nacional, a última das quais, reprimida pelas tropas governamentais sob o comando do General Jorge de Avilez, visconde do Reguengo. A 4 de Abril a Rainha jura a nova Constituição.

Pouco antes da sua partida o General Goblet ainda testemunhou o juramento pela Rainha da nova Constituição e a aproximação de Sá da Bandeira à Coroa.

Segundo Thèodore Juste «Pendant un an le général Goblet consacra des efforts persévérants et heureux à constituer et à consolider au milieu des plus violentes discordes un parti intermédiaire, ni anarchiste ni réactionnaire, mais résolu à soutenir à la fois la dynastie nationale et les libérales institutions que le Portugal devait à don Pedro»[vii].

Ao terminar a sua missão em Portugal, a Rainha D. Maria II em recompensa dos serviços excepcionais do General Albert Joseph Goblet concedeu-lhe o título de conde d’Alviela, por Carta Régia de 21 de Junho de 1838[viii], mercê confirmada pelo rei Leopoldo I, por Arrête de 30 de Julho de 1838.

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Insígnias de Grã-Cruz da Ordem Militar de Aviz

Em 9 de Setembro de 1844 seria ainda agraciado com a Grã-Cruz da Ordem Militar de S. Bento de Avis.

Da sua missão em Portugal de cerca de um ano, o Conde d’Alviella deixou umas memórias publicadas por seu filho, relatando os acontecimentos em que esteve envolvido[ix].

Entre as suas numerosas condecorações citamos por ordem cronológica:

Cavaleiro da Legião de Honra em 25.11.1813

Cavaleiro de 4ª classe de Ordem Militar de Guilherme em 11.08.1815

Cavaleiro de 3ª classe da Ordem de Guilherme em 13.05.1823

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Ordem de Sant’Ana, 2ª classe

Cavaleiro de 2ª classe da Ordem de Sant’Ana (Rússia) em 6.11.1824

Oficial da Ordem da Legião de Honra em 23.01.1833

Cavaleiro da Ordem de Leopoldo em 15.11.1833

Comendador da Ordem da Legião de Honra em 16.02.1834

Oficial da Ordem de Leopoldo em 30.06.1837

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Ordem da Casa de Saxe-Ernestine

Grã-Cruz da Ordem da Casa de Saxe-Ernestine em 23.09.1838

Grã-Cruz da Ordem do Mérito Civil de Saxe em 9.09.1843

Grã-Cruz da Ordem de Mérito de Pierre-Frédéric-Louis de Oldenburg em 28.05.1844

Cavaleiro da Ordem de Águia Vermelha da Prússia em 5.11.1844

Grã-Cruz da Ordem de S. Miguel da Baviera em 3.11.1844

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Grã-Cruz da Ordem da Estrela Polar

Grã-Cruz da Ordem da Estrela Polar da Suécia em 7.01.1845

Comendador da Ordem de Leopoldo em 28.06.1849

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Medalha de Santa Helena

Medalha de Santa Helena em 12.08.1857.

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Cruz Comemorativa dos Voluntários de 1830

Cruz Comemorativa dos Voluntários de 1830, em 1856.

 

Bibliografia

Bartelous, J. Nos premiers ministres de Léopold Ier à Albert Ier 1831-1934, Bruxelles, Collet, 1983

Bonifácio, Maria de Fátima. A revolução de 9 de Setembro de 1836: a lógica dos acontecimentos, in «Análise Social», vol. XVIII (71), 1982-2.º, 331-370 ; 1834-42: a Inglaterra perante a evolução política portuguesa (hipóteses para a revisão de versões correntes), in «Análise Social», vol. XX (83), 1984-4.°, 467-488

Goblet D’Alviella, E. L’établissement des Cobourg en Portugal Étude sur les débuts d’une monarchie constitutionnelle. Écrit sous les yeux du lieutenant général comte Goblet d’Alviella ancien envoyé de Belgique à Lisbonne, Bruxelles, 1869

Juste, Théodore . Les fondateurs de la monarchie belge: Sylvain van de Weyer, ministre d’état … d’après des documents inédits, 2 vols., Trübner, 1871

Juste, Théodore. Le lieutenant-général comte Goblet d’Alviella, ministre d’état, Muquardt, 1870

Linden, H. Vander. Van de Weyer, Jean-Sylvain (1802-1874) cf. https://unionisme.be/Van_de_weyer.htm

Liste nominative des citoyens décorés de la croix de fer, Bruxelles, Michelli, 1865

Lopes, Maria Antónia. D. Fernando II, Lisboa Temas e Debates, 2016

Pulido Valente, Vasco. Os Devoristas, 2ª ed. Alétheia Ediotres, 2007; O Liberalismo Português, in «Ensaios de História Política», Alétheia Editores, 2009, pp. 7-46

Sá, Victor de. A revolução de Setembro de 1836, 3ª ed., Lisboa, Livros Horizonte, 1978

Thomson, Ron B. The Concession of Évora Monte: The Failure of Liberalism in Nineteenth-Century Portugal, Lexington Books, 2014

[i] Cf. Paulo Estrela. Medalha do Corpo de Atiradores Belgas (1834), in «Pro Phalaris», # 2, (2010), A.F.P., Lisboa, pp 17-24.

[ii] Cf. José Baptista de Sousa. Holland House and Portugal, 17931840: English Whiggery and the Constitutional Cause in Iberia, Anthem Press, 2018, p. 197.

[iii] Comandava a Esquadra o Almirante Sir William Hall Gage (777 – 1864) com ordens de proteger a Rainha D. Maria II.

[iv] Carta de 2 de Setembro de 1836, do rei Leopoldo I a M. de Muelenaere, manifestando a importância de nomear um substituto dada a importância dessa missão para a política Belga: ««…M. Van der Weyer désire à cause de sa santé ne pas rester plus longtemps à Lisbonne cependant il croit absolument nécessaire que son successeur soit initié par lui aux affaires et qu’il puisse le présenter avant son départ aux hommes influents du pays. Mon choix vous est connu depuis ce printemps le général Goblet est plus que jamais l’homme qui convient et il est même très désiré comme militaire.

Cette place est d’une grande importance pour la politique belge il vous est connu que de tous les pays de l’Europe le Portugal est le pays que l’Angleterre a pris le plus spécialement sous sa protection. Cette position des choses ne date point d’hier et quel que puisse être le ministère en Angleterre, le Portugal lui sera toujours cher et un objet de sollicitude. Vous savez que le parti conservatif en Angleterre n’aime nullement la Belgique ; il est donc d’une haute importance qu’elle ait un point de contact avec l’Angleterre qui soit un lien avec elle quel que puisse être le parti politique qui la gouvernerait. Ce lien nous le trouvons dans nos relations avec le Portugal et par la position qu’elles donnent au ministre de Belgique. Le général Goblet remplira bien cette mission car il est bien vu du Roi et du duc de Wellington et également de lord Palmerston et de son parti circonstance rare et fort heureuse» apud Juste, Théodore. Le lieutenant-général comte Goblet d’Alviella, ministre d’état, Muquardt, 1870, pp. 96-98.

[v] Ibidem, pp. 98-99.

[vi] Ibidem, pp. 100-102.

[vii] Ibidem, p. 102.

[viii] «Dona Maria, par la grâce de Dieu et par la constitution de la monarchie, reine de Portugal et des Algarves, etc. etc. faisons savoir à ceux qui les présentes verront, que désirant donner un témoignage de bienveillance particulière au général Albert Joseph Goblet, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire de SM le Roi des Belges, pour les preuves positives qu’il a données d’un intérêt efficace et actif pour le triomphe et glorieux succès de la cause portugaise, lorsque en 1833 il était ministre des affaires étrangères ; voulant aussi, dans sa personne, témoigner ma reconnaissance des secours philanthropiques donnés en Belgique aux émigrés portugais, et ayant en outre égard au zèle et à l’attachement que le susdit général a constamment montrés en faveur de la nation portugaise, comme aussi la haute opinion que j’ai de lui et l’estime spéciale qu’il a su m’inspirer, dans tout le cours de la mission qui lui fut confiée près de ma personne j’ai trouvé bon de l’élever à la grandesse de ces royaumes sous le titre de comte d’Alviella, et ordonnons que ledit général Albert Joseph Goblet s’appelle désormais comte d Alviella, et qu’à ce titre il jouisse de tous les honneurs prééminences prérogatives et exemptions qu’ont et qu’ont eus, dont profitent et profiteront toujours les comtes de ces royaumes, comme il leur appartient par le droit l’usage et l’ancienne coutume…», ibidem, pp. 105-106.

[ix] Goblet D’Alviella, E. L’établissement des Cobourg en Portugal Étude sur les débuts d’une monarchie constitutionnelle. Écrit sous les yeux du lieutenant général comte Goblet d’Alviella ancien envoyé de Belgique à Lisbonne, Bruxelles, 1869.

Um Herói da Grande Guerra revisitado: Armando Ferraz

Por Paulo Jorge Estrela

Há um episódio histórico, e quase mítico, sobre a participação de Portugal na Grande Guerra que é conhecido por quase todos: o épico confronto entre um Arrastão de pesca português convertido em Caça-Minas, e rebaptizado de Augusto de Castilho e um grande e moderno Submarino Cruzador alemão – o U-139, de forma a proteger um Navio da Marinha Mercante portuguesa, o São Miguel.

São muitas as referências bibliográficas e Sites onde este episódio é relatado e como tal não iremos aprofundá-lo. Em todos se realçam a desproporção de forças em confronto (quer em tonelagem quer em poder bélico: número de peças e seus calibres); a forma heróica como, abnegadamente, o heróico capitão do caça-minas, Comandante Carvalho Araújo, se bateu até à morte e ao afundamento do seu navio; a surpresa, e respectiva homenagem, da tripulação do submarino alemão perante tal reacção portuguesa; a curiosa situação de tudo ter sido fotografado e filmado por um Oficial alemão; ou ainda, o esforço suplementar a que os sobreviventes foram obrigados, naufragando em pleno mar oceânico durante uma semana, quase sem mantimentos e sem instrumentos de navegação, numa pequena balsa…

http://museu.marinha.pt/Museu/Site/PT/Extra/Popups/Oca%C3%A7aminasAugustoCastilho.htm

http://www.pontoblogue.com/2008/10/heroicidade-no-mar-o-caa-minas-augusto.html

http://naval.blogs.sapo.pt/arquivo/2005_09.html

Quer no Museu da Marinha quer no Museu Militar de Lisboa, existem óleos de grandes proporções, que ilustram este episódio, o que é bem demonstrativo da importância que o mesmo teve…

O que nos leva a colocar este post é o facto de, recentemente, nos termos deslocado ao Museu de Marinha e diligenciado para se alterar ligeiramente o espólio falerístico exposto referente ao Imediato do caça-minas, o Guarda-marinha Manuel Armando Ferraz.
Está patente ao público, numa das salas deste Museu, um conjunto com as suas mais emblemáticas condecorações, todas concedidas como recompensa dos seus vários actos heróicos relacionados com o citado episódio, e que apresentamos uma fotografia.

Como podemos verificar, trata-se do Colar da Ordem Militar da Torre e Espada, do Valor, Lealdade e Mérito, e no meio, quatro condecorações portuguesas: o grau de Oficial da referida Ordem; a Medalha da Cruz de Guerra de 1ª classe; a Medalha dos promovidos por distinção; e ainda a Medalha de ouro de Coragem, Abnegação e Humanidade, do Instituto de Socorros a Náufragos.
Para memória futura, aqui ficam os respectivos diplomas legais que as concederam:

Decreto de 29 de Novembro de 1918 (D.G. 281, 2ª Série, 1918 e rectificação no D.G. 205, 2ª Série, 1924)
«Tendo em muita consideração a brilhante conduta da guarnição do Caça-Minas Augusto de Castilho, do comando do 1º Tenente da Armada José Botelho de Carvalho Araújo, no combate travado no dia 14 de Outubro último, a 200 milhas dos Açores, com um grande submarino alemão armado de duas peças de 15cm, quando comboiava o Paquete S. Miguel, em viagem do Funchal para Ponta Delgada, salvando pelo seu heróico cometimento este navio de ser torpedeado e afundado com numerosos passageiros, sendo também dignos do maior elogio alguns actos de inexcedível bravura praticados não só durante o combate como ainda na perigosa travessia, por espaço de seis dias, feita pelas últimas praças que tiveram, numa pequena embarcação arrombada e desprovida de víveres e instrumentos náuticos, de abandonar, com o Guarda-Marinha Imediato, Manuel Armando Ferraz, o referido Caça-Minas, depois do intensivo fogo suportado valentemente e de esgotadas por completo as próprias munições da sua inferior artilharia: hei por bem, sob proposta do Secretário de Estado da Marinha, decretar que sejam galardoados tão relevantes feitos, promovendo por distinção e concedendo a Cruz de Guerra àqueles que bem mereceram da Pátria e como em seguida vai designado:

Guarda-Marinha Manuel Armando Ferraz, com vários ferimentos em combate – promoção a 2º Tenente, sem prejuízo de antiguidade, Cruz de Guerra de 1ª classe e 3º grau da Ordem da Torre e Espada, pela bravura e energia com que se conduziu no combate que no dia 14 de Outubro teve lugar entre o Caça-Minas Augusto de Castilho, do qual era Imediato, e o submarino alemão que pretendia afundar o paquete S. Miguel, que aquele comboiava, não só auxiliando o seu comando na direcção do combate como depois da morte deste, tendo sido obrigado a abandonar o navio por falta de munições, revelou inexcedíveis qualidades de comando, vastos conhecimentos e competência, conseguindo conduzir a porto de salvamento, apesar de ferido e durante uma viagem de cerca de 200 milhas, uma pequena embarcação arrombada, em que se alojavam 12 sobreviventes, quase todos feridos, sem instrumentos náuticos, sem velas, quase sem mantimentos e água, animando com o seu exemplo de energia e trabalho constante durante seis dias e seis noites, sem nunca esmorecer, a tripulação daquele frágil bote.»


Decreto de 28 de Maio de 1919 (D.G. 127, 2ª Série, 1919)
«Tendo em vista o que dispõe o Regulamento do Instituto de Socorros a Náufragos, aprovado pelo Decreto nº 1.029, de 6 de Novembro de 1914, e em harmonia com a consulta da Comissão Executiva Central do mesmo Instituto: hei por bem, sob proposta do Ministro da Marinha, conceder a Medalha de ouro de Coragem, Abnegação e Humanidade, ao Guarda-Marinha, Manuel Armando Ferraz, pelos relevantíssimos serviços que prestou conseguindo pôr a porto de salvamento uma pequena embarcação do Caça-Minas Augusto de Castilho, em que se alojaram doze sobreviventes, quase todos feridos do combate travado entre o referido Caça-Minas e um submarino alemão, em 14 de Outubro de 1918, tendo percorrido 200 milhas durante seis dias sem instrumentos náuticos e quase sem mantimentos.»
Mas existe um pequeno detalhe falerístico referente a este Oficial da Armada portuguesa (que acaba a sua carreira como Contra-almirante) que nunca é referido. Este nosso herói naval, foi igualmente reconhecido pelo governo de Sua Majestade Britânica, que lhe concedeu a sua distintíssima Distinguished Service Cross, e que foi caso único em Portugal.

Esta condecoração britânica que premeia o valor e a coragem (Gallantry) no mar dos Oficiais subalternos e Capitães, foi criada em 1901 com outro nome – Conspicuous Service Cross – e em 1918 passou a denominar-se com a actual designação, sendo que a sua concessão autoriza o acrescento da sigla DSC no fim do nome do agraciado.

A fotografia apresentada é uma DSC, com o centro do anverso idêntico à do Armando Ferraz, já que este vai variando de acordo com o monarca reinante, e no caso, trata-se da cifra do rei (e Imperador da Índia) Jorge V.
A autorização oficial para a receber e usar foi dada pelo Despacho ministerial de 27 de Abril de 1924, mas somente publicada em Ordem à Armada nº 2, de 1926.

Ora, é com agrado que podemos reportar que a Direcção daquele Museu anuiu à nossa sugestão, e a DSC britânica deste nosso herói – única condecoração britânica deste tipo concedida a um português – irá sair da caixa forte onde estava depositada e ficar patente ao público, sendo uma mais-valia, não só para o visitante português mais atento, mas especialmente para o visitante britânico, muito mais atento a estes detalhes e maior conhecedor da sua herança falerística…

Para rematarmos esta pequena história, apresentamos uma fotografia de coleccção particular, onde podemos ver o “nosso homem”, envergando o seu Grande Uniforme de Oficial da Armada e ostentando as suas condecorações, nomeadamente a Distinguished Service Cross.

Richard Henry Major, Com Torre e Espada, Com Santiago

File:Ricardo Henrique Major - O Occidente (11Mar1894).png

Richard Henry Major (1818 – 1891) foi um Geógrafo, tendo exercido os cargos de Conservador da colecção de Mapas do Museu Britânico e de Secretário da prestigiada Hakluyt Society. Em 1845 foi eleito Membro da Royal Geographical Society, da qual foi secretário (1866-1881) e vice-presidente (1881-84) e, em 1854, Membro daSociety of Antiquaries (Cf. Oxford Dictionary of National Biography entry, por Elizabeth Baigent).

Interessou-se particularmente sobre o descobrimento da Austrália, sobre o qual publicou três livros, designadamente The Discovery of Australia By The Portuguese In 1601 five years before the earliest discovery hitherto recorded … London, Printed by J.B. Nichols, 1861 (Sobre a descoberta da Austrália cf. Des Cowley, European Voyages of Discovery, in «The La Troube Journal», # 41, Autumn 1988, State Library of Victoria).

A obra dedicada à Academia Real das Ciências de Lisboa foi por esta mandada traduzir pelo sócio efectivo D. José de Lacerda e publicada sob o título «Descobrimento da Australia pelos portuguezes em 1601: cinco annos antes do primeiro descobrimento até entáo mencionado», de Richard Henry Major, tradução de D. José de Lacerda, Typographia da Academia, 1863.

Posteriormente, dedicou um estudo ao Infante D. Henrique publicado em 1868,The Life of Prince Henry of Portugal, Surnamed the Navigator, and its Results, com uma 2ª ed. em 1877 (há várias reimpressões recentes, vg. a editada por Thomas Nelson, 1967, e a de Kessinger Publishing, LLC, January 29, 2010).

O seu estudo pioneiro sobre a primazia portuguesa da descoberta da Austrália valeu-lhe ser agraciado por el-Rei D. Pedro V com o grau de Cavaleiro da Ordem da Torre e Espada, do Valor, Lealdade e Mérito, em 30 de Julho de 1861 (Decreto de 30 de Julho de 1861, publicado no D.L. # 196).

O favorável acolhimento do seu livro sobre o Infante D. Henrique levou el-Rei D. Luís I a promovê-lo ao grau de Oficial da Ordem da Torre e Espada, em Fevereiro de 1868, sob proposta do Ministro e Secretário de Estado dos Negócios Estrangeiros, «fundada nas qualidades do agraciado e no seu reconhecido merecimento literário» (Decreto de 18 de Fevereiro de 1868, publicado no D.L. # 164).

E, de novo em 1875, D. Luís I agraciou-o com o grau de comendador da Ordem de Santiago, do Mérito Scientífico, Litterário e Artístico, a primeira das antigas ordens militares a ser reformada sob a monarquia constitucional em 1862, e que se destinava a recompensar “o assignalado merecimento pessoal e relevantes serviços prestados ás sciencias, ás lettras e ás boas artes, tanto em ensino público, como em obras escriptas e obras artísticas” (Decreto de 8 de Abril de 1875, publicado no D.G. # 79. Agradeço a Paulo Estrela – secretário da Academia Falerística de Portugal, a indicação destas fontes).

Henry Major receberia ainda em 1873, o grau de Comendador da Ordem da Rosa, conferido pelo Imperador Dom Pedro II e, no ano seguinte, o grau de comendador da Ordem da Coroa de Itália, conferida pelo Rei Victor Emanuel II pelo seu trabalho sobre Voyages of the Venetian Brothers N. and A. Zeno (cf. Cf. Oxford Dictionary of National Biography entry, por Elizabeth Baigent)..

Henry Major usou um ex-líbris armoriado, de interesse acrescido por ostentar o Colar da Ordem da Torre e Espada, do Valor, Lealdade e Mérito, certamente feito em data posterior a 1861, em que foi agraciado com o grau de cavaleiro da Ordem (Inventariado sob o # 19539, Franks Bequest , Catalogue of British and American book plates bequested to the Trustees of the British Museum by Sir Augustus Wollaston Franks, by E.R.J. Gambier Howe, Vol. 2, 1903).

 

 

 

 

 

Originally posted 5.10.2011 by José Vicente de Bragança at 10:22

THE CONSTANTINIAN ORDER OF SAINT GEORGE, Guy Stair Sainty

À história da Ordem Constantiniana de S. Jorge, da Casa Real das Duas-Sicílias, de que é Grão-Mestre S.A.R. o Príncipe D. Pedro de Borbón-Duas Sicilias, Duque de Calábria, acaba de ser dedicado um novo estudo da autoria de Guy Stair Sainty prestigiado investigador e autor de várias obras sobre Ordens de Cavalaria, Genealogia, Heráldica, Realeza e Nobreza Europeia e Arte.

978843402506600002

Trata-se de um luxuoso e ricamente ilustrado volume, em edição do Boletim Oficial do Estado, de Madrid, com informação maciça e análise académica da história e evolução da Ordem até à actualidade, baseado numa sólida investigação de fontes, algumas inéditas, em Arquivos de Roma, Nápoles e Madrid.

Desde a sua lendária criação pelo Imperador Constantiniano, passando pela sua fundação na segunda metade do século XVI pelos irmãos Ângelo, a transferência do grão-mestrado para a Casa Farnésio, duques de Parma e Piacenza, e os seus herdeiros os Bourbons, reis de Nápoles e da Sicília, mais tarde Reis das Duas-Sicílias, a história da ordem é detalhadamente analisada e discutida, com referência às suas relações com a Santa Sé, as alterações estatutárias, a sua administração e composição.

A fundação no ducado de Parma, de ordem homónima, sob a arquiduquesa Maria Luísa de Habsburgo, ex-Imperatriz dos Franceses é igualmente analisada em capítulo autónomo. Em capítulos autónomos são tratados os grão-mestrados dos reis das Duas-Sicílias Francisco I e Fernando II, do último rei Francisco II, deposto em 1861, falecido no exílio em 1894, e dos Príncipes não-reinantes Afonso, Conde de Caserta, Chefe da Casa Real de Bourbon Duas-Sicílias e Grão-Mestre da Ordem, de 1894 a 1934 e de seu filho o Príncipe Fernando Pio, Duque de Calábria, Grão-Mestre, de 1934-1960. Sob o mestrado do Conde de Caserta deu-se o que o A. apelida de internacionalização da Ordem, analisando-se as consequências da aproximação entre a Santa Sé e o novel Reino de Itália.

Os três últimos capítulos são dedicados à disputada sucessão do Grão-Mestrado em 1960, após a morte de Fernando Pio, Duque de Calábria, que recaiu em seu sobrinho o Príncipe Afonso (1901 – 1964), Infante de Espanha, Duque de Calábria e Chefe da Casa Real das Duas-Sicílias, filho do Príncipe Carlos de Bourbon Duas-Sicílias e de Mercedes, Princesa das Astúrias, ao Grão-Mestrado do Príncipe Don Carlos (1964-2015), Duque de Calábria e Infante de Espanha e à Ordem na actualidade sob a Chefia do Príncipe Dom Pedro de Bourbon das Duas-Sicílias, Duque de Calábria e Chefe da Casa Real das Duas-Sicílias.

A obra é enriquecida por IX Apêndices, designadamente, com a Lista dos Grã-Mestres, a Estatutos e Regulamentos, incluindo os Regulamentos e o Manuel de Heráldica, as Comendas Constantinianas, Documentos Pontifícios relativos à Ordem, a Pragmática Sanção de 1759, o importante Parecer do Conselho de Estado, de Espanha, sobre a sucessão no grão-mestrado do Ordem e, da autoria do Professor Doutor Radu Albu-Comãnescu, estudos sobre as Dinastias Albanesas, dos Balcãs e Gregas, relacionadas com os Angeli de Drivasto, e sobre a Ordem Constantiniana da Família dos Cantacuzenos.

Copiosa Bibliografia e Índice de Nome encerram a obra.

Trata-se de uma obra de referência para os que se interessam pelas ordens de cavalaria e da sua subsistência no mundo contemporâneo, sobretudo por esta antiga Ordem Dinástica da Casa Real das Duas-Sicílias cuja chefia ainda hoje permanece disputada porém sem fundamento, como esta obra ampla e fundamentadamente demonstra à exaustão, do ponto de vista histórico e jurídico.

O A. publicou vários estudos sobre ordens de cavalaria designadamente sobre as Ordens de S. João, sobre a Ordem do Tosão de Ouro e, sobre as Ordens de Cavalaria e de Mérito da Casa de Bourbon das Duas-Sicílias além de ter sido o co-editor da opera magnum World Orders of Knighthood and Merit, em 2 vols., editada pela Burke’s Peerage, 2006.

Guy Stair Sainty é Cavaleiro da Ordem de S. Januário, Bailio Cavaleiro Grã-Cruz de Justiça da Ordem Constantiniana de S. Jorge e seu Vice-Grande-Chanceler, Cavaleiro de Justiça da Venerável Ordem de S. João, Comendador com Placa da Ordem de S. Gregório, o Magno, Comendador da Ordem de S. José, da Toscânia e Comendador da Ordem de Isabel, a Católica.

Foi anunciada uma edição em língua Espanhola para breve.

General Manuel Inácio Martins Pamplona Corte Real

Terça-feira, 6 de outubro de 2015

General Manuel Inácio Martins Pamplona Corte Real (1760 – 1832), 1.º conde de Subserra

Domingos Sequeira, sculp., Paris, 1824 (?), PURL

General Manuel Inácio Martins Pamplona Corte Real (1760 – 1832), 1.ºconde de Subserra (1823).

Neste retrato, o General Pamplona, (gravura de Domingos Sequeira, Paris, 1824 ?) ostenta as seguintes insígnias: Banda e Placa de Grã-Cruz da Ordem da Torre e Espada (1825), placa e insígnia de comendador da Ordem Militar de Cristo (1825); placa de Grã-Cruz da Real Ordem da Legião de Honra (1823); e as placas de Grã-Cruz das Ordens de Carlos III, e de Alexandre Nevsky.

Oficial de grande prestígio, Pamplona havia combatido com o General Gomes Freire de Andrade nos exércitos da Tzarina Catarina, a Grande, na guerra contra os Otomanos de 1787-1791 tendo sido condecorado com a grã-cruz da Ordem de Alexandre Nevsky e, com o grau de cavaleiro da Ordem de S. Vladimiro, segundo algumas notícias.

Em 1793 alistou-se no Exército da coligação contra a França sob o comando do Duque de Iorque e regressado a Portugal integrou a Divisão Auxiliar a Espanha, como Tenente-Coronel tendo-se distinguindo na Campanha do Rossilhão.

Foi um dos Oficiais que integrou a Legião Lusitana constituída pelo General Junot em 1808 como Chefe-do-Estado-Maior-General, tendo feito as campanhas de 1809, na Alemanha e na Áustria, a da 3ª invasão de Portugal, em 1810, sob o comando do General Massena e a da invasão da Rússia em 1812, tendo sido condecorado com o grau de cavaleiro da Ordem da Legião de Honra, em 1812.

Casou em 1806, com D. Isabel Antónia do Carmo de Roxas e Lemos Carvalho e Menezes, da família dos senhores da Trofa, e herdeira de vasta fortuna que incluía a Quinta da Subserra, em SãoJoão dos Montes, concelho de Vila Franca de Xira.

Reconhecendo Luís XVIII após a Restauração e como Oficial do Exército francês permaneceu em França até 1821, quando foi amnistiado pelas Cortes Constituintes e eleito deputado pelos Açores.

Após a Vila Francada, em Junho de 1823, tendo-se tornado valido d’el-Rei Dom João VI, foi nomeado Ministro da Guerra e da Marinha e ministro assistente ao despacho do governo, dito o ministério dos inauferíveis direitos de El-rei.

A derradeira Grã-Cruz concedida por D. João VI foi ao General Manuel Inácio Martins Pamplona Corte-Real, 1º Conde de Subserra, em 15 de Janeiro de 1825, data da sua demissão do Governo por pressão Inglesa e, da sua nomeação para Embaixador em Madrid (cf. Dom Marcus de Noronha da Costa. ibidem, pp. 110 e ss.).

Por Carta Régia de 31 de Janeiro de 1825, D. João VI concedeu-lhe a mercê de comendador de Pinheiro Grande, na Ordem de Cristo (ANTT – M.R. – Livros das Comendas 155 A).

A presença destas insígnias no retrato não é porém compatível com a data vulgarmente atribuída à gravura – 1824 –, a menos que as mesmas tenham sido acrescentadas em data posterior a 31 de Janeiro de 1825, data da última das referidas mercês régias.

Os Condes de Subserra, e Maria Mância de Lemos Roxas Carvalho e Menezes, por Domenico Pellegrini (1759-1840), Museu-Biblioteca Condes de Castro Guimarães

Preso, com sua mulher, por ordem de D. Miguel, em 14 de Junho de 1828, primeiro na fortaleza de S. Julião da Barra e depois na fortaleza do Bugio e na Torre de Belém, o general Pamplona e sua mulher acabaram por ser transferidos para o Forte da Graça em Julho de 1832, onde faleceu em 17 de Outubro desse ano (cf. Dom Marcus de Noronha da Costa, Cartas do 1º Conde de Subserra ao seu ajudante de campo José Soares de Albergaria Pereira, in «Armas e Troféus», Sep., Tomo I, Janeiro-Dezembro, 1996, pp. 132-143).

Contrariamente ao que por vezes é afirmado, o General Pamplona só foi agraciado com a Grã-Cruz da Real Ordem da Legião de Honra, por Luís XVIII, em Dezembro de 1823, ao mesmo tempo que o Conde de Palmela, na sequência dos acontecimentos da Vila Francada (cf. carta do visconde de Chateaubriand, Ministro dos Negócios Estrangeiros, publicada por Dom Marcus de Noronha da Costa, ibidem, pp. 119-120).

Bibliografia: José Vicente Pinheiro de Melo de Bragança. D. João VI e a Ordem da Torre e Espada (1808 – 1826), Lisboa, ed. do Autor, 2011; Paulo Jorge Estrela.Ordens e Condecorações Portuguesas 1793-1824, Lisboa, Tribuna da História, 2009).

Armas da Família Linhares com Insígnia

Armas de Sousa Coutinho com insígnia de ordem

Revisto em 26 de Junho de 2012

Vários membros da Família Sousa Coutinho, mais tarde Condes de Linhares e com um ramo a quem foram conferidos os títulos de Conde e Marquês de Funchal, foram agraciados com comendas da Ordem de Cristo e outras condecorações.

Esta Família teve início com D. Francisco Inocêncio de Sousa Coutinho – neto do 10º conde de Redondo e do Desembargador Doutor Roque Monteiro Paim, secretário de Estado e grande valido d’el-Rei D. Pedro II -, Sargento-Mor do Regimento de Dragões de Chaves, Governador-Geral e Capitão-General do Reino de Angola, Embaixador em Madrid e, Comendador da Ordem de Cristo, e de sua mulher D. Ana Luísa da Silva Teixeira Andrade.

Era irmão de D. Vicente Roque de Sousa Coutinho de Menezes Monteiro Paim – Enviado e Ministro Plenipotenciário em Turim e Embaixador em Paris – e, cunhado do Morgado de Mateus, D. Luís António de Sousa Botelho Mourão, (1722 – 1798), ambos comendadores da Ordem de Cristo.

O 1º Conde de Linhares e sua mulher D. Gabriella Azinari di San Marzano
Óleo sobre tela de António Domingos Sequeira. Col. Partiular

Seu filho primogénito D. Rodrigo Domingos de Sousa Coutinho, (1745 – 1812), 1º conde de Linhares (Decreto de 17 de Dezembro de 1808), exerceu importantes cargos como diplomata, Ministro Plenipotenciário e Enviado Extraordinário em Turim (1778-95), tendo depois sido chamado a Lisboa e nomeado Ministro e Secretário de Estado da Marinha e dos Negócios Ultramarinos (1795-1802), Secretário de Estado dos Negócios da Fazenda e Presidente do Real Erário (1801), e Secretário de Estado interino dos Negócios Estrangeiros e da Guerra, em 1801, Inspector da Impressão Régia (1803) e Secretário de Estado dos Negócios Estrangeiros e da Guerra, no Rio de Janeiro. Foi comendador da Ordem de Cristo e Grã-Cruz das Ordens de Avis e da Torre e Espada.

O secundogénito, Principal D. José António de Menezes Coutinho – Principal Sousa, Diácono da Patriarcal, Doutor pela Universidade de Coimbra, atingiu notoriedade como membro do Conselho de Regência do Reino em 1808.

1º Conde e 1º Marquês do Funchal –
Miniatura em marfim, Autor desconhecido. 
Col. Particular

O filho terceiro foi D. Domingos António de Sousa Coutinho, 1º conde e marquês de Funchal, (1760 – 1833), Licenciado na antiga faculdade de Leis da Universidade de Coimbra, sócio honorário da Academia Real das Ciências de Lisboa, iniciou a sua carreira diplomática como Enviado e Ministro Plenipotenciário em Copenhaga (1788-95), e depois sucessivamente, em Turim (1796-1803), Embaixador em Londres (1803-1815) e posteriormente em Roma (1815-28). Convidado para integrar a Regência em 1819, recusou respeitosamente o cargo em carta fundamentada que dirigiu ao Príncipe-Regente e que constitui um notável documento de análise política sobre essa época conturbada. Elevado à Grandeza com o título de conde do Funchal, por Carta régia de 17-12-1808, seria elevado a marquês, pela rainha D. Maria II, em 1833. Em 1811, o Príncipe-Regente Dom João concede-lhe a Grã-Cruz da Ordem de Santiago da Espada.

No final da sua missão em Londres teve ocasião de entregar as insígnias da Banda de Grã-Cruz das Três Ordens Militares ao Príncipe Regente da Grã-Bretanha, em representação do Príncipe Regente D. João, em cerimónia que teve lugar a 29 de Junho de 1815 . Na corte de St. James terá gozado de grande valimento junto do Príncipe Regente Jorge que o tratava afectuosamente por «my Souza», segundo o testemunho insuspeito de José Liberato Freire de Carvalho (1).

Com a aclamação do Infante D. Miguel suspendeu as suas funções de Embaixador junto da Santa Sé não reconhecendo o novo regime, considerando D. Miguel como Usurpador, face aos acordos anteriormente estabelecidos com D. Pedro, após a outorga da Carta Constitucional, e ratificados pelas potências.

O quarto filho foi o Almirante D. Francisco Maurício de Sousa Coutinho, Governador e Capitão-General do Grão-Pará (1790-1803), cavaleiro da Ordem de Malta [cf. Luis de Melo Vaz de São Paio. Indevida Admissão na Ordem de Malta, in «Filermo», vol. 3, 1994, pp. 83-100] e Grã-Cruz Honorário da Ordem de Torre e Espada, em 1812.

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2º conde de Linhares (1790-1857)

Na geração seguinte, dos filhos do 1º conde Linhares, o primogénito Brigadeiro D. Victório de Sousa Coutinho, 1790-1857, 2º Conde de Linhares, Ministro em Turim (1817) e Ministro da Marinha (1835) foi além de comendador da Ordem de Cristo, comendador efectivo da Ordem da Torre e Espada em 1820.

Outro filho D. Francisco Afonso Menezes Sousa Coutinho, (02.02.1796 + Paris 14.08.1834), Oficial da Armada Real, casou em 1824 com uma das ricas herdeiras brasileiras D. Guilhermina Adelaide Carneiro Leão, e viria a atingir notoriedade ao aderir à Independência do Brasil. Promovido a Capitão-de-Fragata da Marinha Imperial passou em seguida para o Estado-maior do Exército com a patente de Tenente-Coronel.

francisco_afonso_de_meneses_de_sousa_coutinho,_1º_marquês_de_maceió
1ºVisconde, 1º Marquês de Maceió (1796-1834)

Foi agraciado pelo Imperador D. Pedro I com o título de visconde de Maceió, com grandeza (1824) e dois anos depois elevado a Marquês. Grande do Império, exercia o cargo de Veador na corte imperial e exerceu o cargo de Ministro da Marinha (1827) e no ano seguinte nomeado Ministro plenipotenciário e Enviado Extraordinário à Corte de Viena em 1828, tendo acompanhado a Imperatriz ao Rio de Janeiro.

Foi cavaleiro da Imperial Ordem do Cruzeiro e comendador da Imperial Ordem de Cristo e da Ordem de Isabel, a Católica, de Espanha. As fontes brasileiras dão-no também como cavaleiro da Ordem da Torre e Espada, mas não temos notícia desse agraciamento.

Como era hábito e largamente praticado na época pela primeira nobreza da Corte, vários membros da mesma Família usavam armas idênticas, sem qualquer diferença.

Daí a dificuldade de identificar a quem pertenceram as armas que a seguir reproduzimos: escudo esquartelado, no I-IV – as armas do Reino (em vez do esquartelado com as armas dos Sousas Chichorro) e, no II-III – Coutinhos. Coronel de Marquês e Timbre de Coutinho.

Fig. 1

Nas duas imagens que reproduzimos, pertencentes à colecção de um ilustríssimo descendente do 1º conde de Linhares, na primeira (fig. 1), as armas são encimadas por virol, coronel de marquês e timbre de Coutinho e, a segunda (Fig. 2), num escudo mais elaborado, com paquife, elmo de prata, cerrado, guarnecido de ouro, posto de frente, com virol e encimado por coronel de marquês e, timbre de Coutinho.

Fig. 2

Face ao coronel de marquês, as armas em questão tanto poderiam ser atribuídas ao 1º Marquês de Funchal, como a seu sobrinho o Marquês de Maceió. No entanto, em ambas as armas existe um elemento importante que poderá ajudar a resolver esta dúvida. Trata-se, com efeito, da insígnia de uma ordem de cavalaria pendente do escudo, em ambos os casos.

Numa primeira análise, pensámos poder tratar-se da insígnia de Cavaleiro da Ordem do Elefante, o que faria algum sentido já que o Conde do Funchal foi Enviado e Ministrio Plenipotenciário em Copenhaga, eventualmente atribuída pelo rei Cristiano VII, após a cessação das suas funções como diplomata na corte dinamarquesa.

Porém, não existindo nas fontes dinamarquesas consultadas qualquer confirmação sobre este agraciamento, o nosso estimado amigo e confrade – Paulo Estrela, admitiu a possibilidade de estarmos perante as insígnias da Imperial Ordem do Cruzeiro, fundada pelo Imperador D. Pedro I.

Assim, e na posse de uma foto ampliada dos escudos de armas, foi possível confirmar a hipótese colocada por Paulo Estrela, isto é, a insígnia pendente parece ser a da Ordem Imperial do Cruzeiro.

Esta identificação reconduz-nos pois, ao marquês de Maceió, como sendo o provável detentor destas armas, atento o coronel de Marquês e a insígnia da Ordem Imperial do Cruzeiro, de que era cavaleiro.

Museu dos Valores do Banco Central do Brasil

_Notas:

(1.) cf. José Vicente de Bragança, El-Rei D. João VI e a Ordem da Torre e Espada (1808-1826),Lisboa, Ed. do Autor, 2011.

Fontes:
Costa (Subserra), Dom Marcus de Noronha da. D. Marcos de Noronha e Brito, 8º Conde dos Arcos (Elementos para uma Biografia), Lisboa, Academia Portuguesa da História, 2011
Coutinho, D. Fernando António de Sousa (Funchal), Uma Varonia Milenária, 2ª ed., Lisboa, 1958

Estrela, Paulo Jorge. Ordens e Condecorações Portuguesas 1793-1824, Lisboa, Tribuna da História, 2008
Funchal, Marquês do. O Conde de Linhares Dom Rodrigo Domingos António de Sousa Coutinho, Lisboa, 1908
Lima, Manuel de Oliveira. D. João VI no Brasil, 3ª ed., Rio de Janeiro, 1996
Barata, Carlos Eduardo & Bueno, A.H. Cunha. Dicionário das Famílias Brasileiras, II Tomos, Rio de Janeiro, Ed. Árvores da Terra, [1999-2001]

General Pedro Massano de Amorim

General Pedro Massano de Amorim 

(Fronteira, 14.01.1862 – Nova Goa, 2.06.1929)

Oficial de Artilharia, Governador e Administrador Colonial, Governador de Gaza (1896), Comandante Militar de Tete (1897), Comandante da Coluna Militar do Norte – Campanha do Bailundo (1902), Governador do Distrito de Moçambique (1906), Campanha de Pacificação de Angoche (1908-12), Comandante da Força Expedicionária a Moçambique – 1914, Governador de Angola (1916-18), Governador-geral de Moçambique (1918-19), Governador dos territórios de Manica e Sofala, da Companhia de Moçambique, Governador-geral de Moçambique (1923), Governador-Geral da Índia (1926).
Condecorações (n/exaustiva):
  1. Cavaleiro, Comendador e Grande-Oficial, com Palma, da Ordem Militar da Torre e Espada (1921)
  2. Medalha de Valor Militar, Ouro (1912)
  3. Oficial e Grã-Cruz da Ordem Militar de Avis (1919)
  4. Oficial da Ordem da Sant’iago da Espada
  5. Grã-Cruz da Ordem do Império Colonial, tit. póstumo (1932) cf. http://www.ordens.presidencia.pt/?idc=153&list=1
  6. Medalha da Rainha D. Amélia – «Bailundo», «Zambézia» e «Angoche»
  7. Medalha Comemorativa de Campanhas – «Cuanza-Sul 1917-18»
  8. Medalha da Vitória
  9. Comendador da Ordem do Império Britânico

Bibliog.:

Major de Infantaria Lourenço Ortigão Borges. A Guerra não Declarada – As campanhas militares portuguesas nos Teatros Africanos, 1914-1915 (Lição inaugural. Abertura Solene do Ano Letivo AM, 2014/2015) inhttp://www.emgfa.pt/documents/yncxk8j0qh5d.pdf
Marco Arrifes, A Primeira Grande Guerra na África Portuguesa. Angola e Moçambique (1914-1918), Lisboa,  Edições Cosmos. Instituto de Defesa Nacional, 2004
Marquez de Lavradio. Pedro Massano de Amorim, Col. «Pelo Império», Lisboa AGC, 1941

Pedro Massano de Amorim. A Occupação do districto de Moçambique, Bol. Da Soc. De Geografia de Lisboa, nº 5, 29ª s., Lisboa, Typ. Universal, 1911

Sir Rutherford Alcock, K.C.B., D.C.L., F.R.G.S. (1809 – 1897)

In previous articles dedicated to the bookplate of Doctor Sir Rutherford Alcock, the insignia from the ribbon around the Crest were wrongly identified[1].

The bookplate shows his Crest encircled by a ribbon with his motto, from which pend the insignia of three orders, initially thought to be those of the Orders of the Bath, Isabel, a Católica (Spain) and the Tower and of the Sword (Portugal) (F 274).

But, recent research led to a different conclusion.

Indeed, Dr. Rutherford Alcock was awarded the following decorations for services rendered during his time of service in Portugal, and in the British Legion, during the First Carlist War, in Spain:

  • Knight of the Military Order of the Tower and Sword, by a Decree of Queen D. Maria II, of May 30th1835 «…because since the battle of Ponte Ferreira, in most of the actions he took part, he behaved with gallantryhealing the wounded under fire and having been wounded in action at Lordelo, on the 25th July 1833».
    ·        Cross of 1st class of the Order of St. Ferdinando (Spain) date unknown, but surely between, 1839-42.
    ·         Knight of the Order of Isabella, the Catholic(Spain), by a Decree of the Regent General Espartero, of November, 19th 1842 and promoted a Knight Commander, circa 1843.

We also know that in November 6th, 1840, a Mixed Commission was appointed by the British and Portuguese Governments «…for the purpose of examining and deciding upon the claims of British subjects, who served in the Portuguese Army and Navy during the late war for the liberation of Portugal», Colonel J. Barreiros [2] and Rutherford Alcock being the Commissioners [3].

And the award of the Order of Christ, Knight Commander, by the Decree of August 2nd, 1844, must have been a consequence of the work of that Commission.

Strangely enough, Rutherford Alcock when later applying for permission to accept and wear his foreign decorations, did not include the Order of St. Ferdinand, nor the Order of Christ, and maybe that is the reason why they are never mentioned in his biographical notices.

Indeed, from the London Gazette (July 14th, 1857) we learn that Queen Victoria in July 14th, 1857, granted Rutherford Alcock her royal license and permission to accept and wear the Order of the Tower and Sword, the Supernumerary Cross of the Royal and Distinguished Order of Charles III and the Cross of Commander of the Royal Order of Isabel, the Catholic, the latter conferred for his services as Deputy Inspector-General of Hospitals of the late British Auxiliary Legion.

For his services in the Empire of Japan, first as Consul-General and from November 1859, also as HM’s Envoy Extraordinary and Minister Plenipotentiary[4] (1858-64), he was made a Knight Companion of the Order of the Bath in 1860, promoted a Knight Commander, in 1862.

So, the insignia pending from the crest in his bookplate must be:

  • the Cross of the Royal and Distinguished Order of Charles III;
  •  the Cross of Commander of the Royal Order of Isabel, the Catholic; and the
  • the Military Order of the Tower and Sword, all awarded before 1857.

And the absence of the insignia of the Order of the Bath allows us to date the bookplate from after 1843-1857 and before 1860-1862.

The bookplate is particularly interesting since there are few British members of Portuguese Orders, namely the order of the Tower and Sword (f. 1808 and reformed 1832) who proudly bore the order’s insignia in their armorial bearings[5]. Apparently, Doctor Alcock used another bookplate with the same Crest but with his initials, without orders pending, which therefore should have been made before he received the decorations above mentioned (F 273).

Special thanks are due to my dear friend Paulo Estrela, a keen researcher and author on Phaleristics, for letting me know the documents referring the award of the Portuguese and Spanish Orders to Doctor Rutherford Alcock.

Caparica, August 8th, 2017

______________________________

[1] Cf. José Vicente de Bragança, Insígnias de Ordens portuguesas na Heráldica Inglesa -Ex-Líbris, in «O Timbre», nº2, 2014, Lisboa, Academia Lusitana de Heráldica, pp. 33-34 and http://bookplate-jvarnoso.blogspot.pt/2006/11/sir-rutherford-alcocks-bookplate.html (reviewed July 14th, 2008).

[2] Joaquim António Velez Barreiros (1802-1865), Baron and Viscount of Nossa Sra. da Luz, later a General of the Portuguese Army, a highly decorated veteran of the Campaigns of the Civil War, and of the First Carlist War, as a member of the Auxiliary Division sent to Spain to fight against the Carlists.

[3] London Gazette, nº 19911, November, 6th, 1840.

[4] London Gazette, nº 22335, December 9th, 1859.

[5] José Vicente de Bragança, Insígnias de Ordens portuguesas na Heráldica Inglesa -Ex-Líbris, in «O Timbre», # 1, (2013), pp. 73-79 and #2, pp. 27-36, Lisboa, Academia Lusitana de Heráldica, 2013-2014.

Memórias do General Sir Lowry Cole, C TE

Maude Lowry Cole (ed.). MEMOIRS SIR LOWRY COLE, reprint of 1934 ed., Naval & Military Press, 2011

«General Galbraith Lowry Cole was commissioned a cornet in 1787, and served in the West Indies, Ireland, and Egypt. He served as brigadier general in Sicily and commanded the 1st Brigade at the Battle of Maida on the 4 July 1806. In 1808 he was promoted to major-general, to lieutenant-general in 1813 and full general in 1830. He was colonel of the 27th Foot, commanded the 4th Division in the Peninsular War under Wellington, and was wounded at the Battle of Albuera in which he played a decisive part. For having served with distinction in the battles of Maida, Albuhera, Salamanca, Vittoria, Pyrenees, Nivelle, Orthez and Toulouse, he received the Army Gold Cross with four clasps» (from the editor’s advert).

The then Lieutenant-General Sir Galbraith Lowry Cole was made a Knight Commander of the Order of the Tower and Sword (October, 12th, 1812) for his actions in the Peninsular War (cf. José Vicente de Bragança, King John VI and the Order of the Tower and Sword (1808-1826), Lisbon, 2011).